10 instruments hors du commun

Publié le 18.05.2017
Thérémine, launchpad, mélodica, harpe laser... Oui, ce sont tous des instruments de musique ! Vous en jouez ? Posez avec votre instrument et envoyez-nous une photo ! Ces noms ne vous disent rien ? Petit tour d'horizon de dix instruments qui mettent un coup de vieux au combo guitare / basse / batterie.
Jean Michel Jarre in Zurich par Daniele Dalledonne sur Flickr, licence CC

Le didgeridoo :

Cette trompe en bois est une cousine éloignée du cor de chasse, ces deux instruments faisant partie de la famille des cuivres. Mais le didgeridoo est sensiblement plus long : de 100 à 180 centimètres, pour un diamètre de 5 à 30 centimètres. Joué à l’origine par les Aborigènes australiens, cet instrument à vent produit des vibrations et sonorités profondes, qui accompagnent généralement les musiques du monde.

 

La thérémine :

C’est l’un des plus anciens instruments de musique électronique, puisque créé en 1919 ! Il se compose d’un boîtier électronique et de deux antennes, et il n’a pas besoin d’être touché pour émettre des notes. Le son est produit par la combinaison de deux signaux électriques générés par un oscillateur contenu dans le boîtier. Pour en jouer, le musicien doit simplement approcher sa main droite de l’antenne verticale, qui définit la hauteur de la note, tout en modulant le volume avec sa main gauche, à proximité de l’antenne horizontale. Dionysos, La Femme ou encore Benjamin Biolay l’utilisent régulièrement, tout comme Radiohead ou Portishead.

 

L’orgue de Barbarie :

Image de la page 447 du "Larousse universel en 2 volumes; nouveau dictionnaire encyclopédique publié sous la direction de Claude Augé" (1922)

Cet instrument à vent, de la famille des automatophones (puisque le son est produit par une action mécanique du musicien), connaît un nouvel engouement après avoir été longtemps associé aux chanteurs de rue du début du XXème siècle. L’orgue de Barbarie, qu’il soit petit et porté en bandoulière ou plus grand et sur roues, se compose toujours d’un boîtier comportant des tuyaux, d’un soufflet et d’un carton ou papier perforé qui comporte la mélodie. Pour produire la mélodie en question, le musicien fait simplement tourner une manivelle qui actionne le soufflet et fait avancer le carton dans l’instrument, générant une note à chaque fois que l’air passe à travers les tuyaux.

 

La harpe laser :

C’est l’instrument de prédilection de Jean-Michel Jarre. Elle se compose d’un cadre et de rayons laser, que les mains de l’instrumentaliste traversent afin de produire du son, interrompant ainsi le faisceau qui émet un signal transmis à un synthétiseur. Le compositeur français a grandement contribué à faire connaître cet instrument, qu’il a utilisé pour la première fois lors de son grand concert en République populaire de Chine en1981. Ses diverses harpes laser l’ont également accompagné sur ses concerts marquants à Houston, Londres ou encore à la Défense.

 

Le mélodica :

Il s’agit d’un instrument à vent à anche libre, qui ressemble à un harmonica doté d’un clavier. Pour en jouer, il suffit de souffler dans l’embout situé à une des extrémités du clavier tout en pressant une suite de touches. Deux types de mélodica existent : à clavier et à boutons, moins courants mais parmi lesquels on retrouve des variantes elles aussi assez hors du commun : l’accordina, le vibrandoneon et le couesnophone.

 

Le launchpad :

Vous vous souvenez de ce génial mashup de Madeon, petit prodige de la musique électronique française ? Il a été réalisé entièrement à l’aide d’un launchpad, sorte de tablette électronique dotée de boutons, qui déclenchent chacun un son spécifique. Et par son, entendez une séquence (ou un sample) d’une chanson prééxistante, puisque cette tablette peut être interfacée à partir de n’importe quel logiciel de musique. Ce qui donne donc à son utilisateur la possibilité de créer des remixes, ou mashups (qui consistent à fondre plusieurs chansons en une seule), à partir de titres connus ou plus confidentiels.

 

Le hang :

Il s’agit d’un instrument de musique acoustique de la famille des percussions, et plus particulièrement des idiophones, c’est-à-dire que le son est produit par le matériau de l’instrument, au contact d’une baguette ou de tout autre objet. Le hang est composé de deux coupelles métalliques emboîtées l’une sur l’autre : celle du haut, le « ding », possède de six à huit renfoncements qui sont utilisés pour produire les notes, celle du bas, le « gu », n’a qu’un trou en son centre. Tout le jeu du musicien consiste à frapper l’instrument avec ses mains, en les faisant courir d’un renfoncement à l’autre afin de créer une mélodie.

 

Le cristal Baschet :

Le nom de ce drôle d’instrument provient de ses créateurs, les frères Baschet, qui l’ont mis au point en 1952. Il se compose de tiges de verre encastrées dans des poutres métalliques, elles-mêmes reliées à des plaques de métal venant jouer le rôle d’amplificateur. Le musicien frotte les tiges de verre avec ses doigts mouillés, comme il le ferait avec un glass harmonica. La vibration ainsi produite est transmise à la plaque métallique par les poutrelles dans lesquelles elles sont encastrées, qui définissent la note. S’il est très utilisé dans la musique classique, son usage s’est également propagé à la musique électronique puisque Damon Albarn ou encore les Daft Punk l’utilisent.

 

Le kazoo :

Photo par D Coetzee, en domaine public sur Flickr

Ce petit accessoire, en métal ou en plastique, a la particularité de modifier le son de la voix, en la rendant nasillarde. Il se compose d’un tube fermé par une membrane, qui vibre au passage de l’air dans le tube et transforme ainsi la voix. Très répandu en Afrique, où il sert d’appeau, il est également prisé des musiciens et a été utilisé par Brian Jones des Rolling Stones, Robert Smith des Cure, Paolo Conte ou plus récemment par des groupes tels que les Arctic Monkeys, I’m From Barcelona ou encore Matthieu Chedid.

 

Le ukulélé :

Ce n’est plus un instrument si hors-du-commun que cela, son utilisation ayant été assez démocratisée ces dernières années. Pourtant, le ukulélé continue de s’inscrire dans la catégorie des instruments peu banals. Sans doute du fait de sa petite taille et de ses sonorités exotiques, qui vous transportent instantanément au soleil, sur une plage hawaïenne dont il est originaire. Sorte de petite guitare à cordes pincées, au nombre de cinq, cet instrument se caractérise par une plus grande facilité de prise en main que sa grande sœur, la guitare sèche, et par ses variantes plus nombreuses : outre le ukulélé hawaïen standard, le plus courant, il existe aussi les ukulélés à résonateur et les ukulélés électriques, dont le son est plus fort, mais aussi le banjo ukulélé, à mi-chemin entre les deux instruments et le ukulélé polynésien, à la forme spécifique et généralement richement décoré.